Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de lesplaisirsdemimi.over-blog.com
  • Le blog de lesplaisirsdemimi.over-blog.com
  • : Plaisirs de la vie, de l'esprit, moments forts ou joies simples qui donnent du prix à l'instant ou qui se gravent dans le temps.
  • Contact

Recherche

Archives

9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 08:00

 Le défi 72 a été proposé par Fanfan ( journal-d-une-retraitee-.over-blog.com): vous écrivez une lettre d'amour délirante ou romantique ou les deux à la fois, à votre boucher(e), votre boulanger(e), etc... .
 Dans cette lettre vous introduisez quatorze mots de la chanson "Ne me quitte pas": oublier, s'enfuit, malentendus, coeur, couvrir, domaine, amour, mort, feu, blé, rouge, ombre, chien, quitte.



 Voici donc ma participation à ce défi épistolaire un peu particulier...



   " Comment pourrais-je te pardonner ou oublier ?  Le temps s'enfuit mais mon coeur a trop saigné de tous ces malentendus perpétrés: tu ne me proposais que des bas-morceaux avec  l'air de m'offrir des symphonies quand tu daignais ouvrir  ton sacro-saint étui qui le protégeait. Lui, tu n'hésitais pas à le couvrir de satin quand moi,  je n'aspirais qu'à toucher,  caresser, effleurer et tu ne le devinais pas, ou tu faisais semblant de ne rien voir de mon désir. Tu m'as toujours refusé  d'entrer dans ton domaine mais tu me le laissais entrevoir, distillant ainsi l'amour que je sentais vibrer en mon corps dès que tu touchais la corde sensible.
  Moi, tu ne me regardais pas, tu méprisais mes doigts qui ne sauraient pas éveiller son âme , le faire vibrer, me disais-tu.
 Et pourtant, j'ai osé quand je me suis glissée auprès de toi  et j'ai respiré, aspiré, je me suis enivrée de l' odeur de vernis, de colle , de bois qui émanait de ta peau. Tu étais devenu lui, l'ombre de lui. Je suis devenue folle de toi, de toi qui le connaissais et j'ai voulu jouer avec toi.
   Tu m'as chassée comme on chasse un chien.


    Tu l'as voulu: je te quitte à jamais mais comme moi, tu vas disparaître, devenir cendres.
    L'instrument de mes rêves amoureux sera l'instrument de la mort.

    Je te l'ai dérobé et dans le feu de l'été, au milieu du champ de blé doré, ton violon rouge sang, ta passion et ta vie, mon luthier adoré, je l'ai jeté et brûlé.
        
                Mimi des Plaisirs.(8-01-2012)

     
         violon-dufy.jpg  (Tableau de Raoul Dufy)
  


 
  
 

Partager cet article

Repost 0
Published by Mimi des Plaisirs - dans Défis et Jeux Littéraires
commenter cet article

commentaires

enriqueta 11/01/2012 12:50


On se croirait dans Carmen, si je t'aime, prends garde à toi!

Mimi des Plaisirs 12/01/2012 14:49



La tragédie et les grands airs, oui!...
 
 Amitiés et à bientôt, Enriqueta.



cricket1513 10/01/2012 20:33


belle participation


bonne soirée


christelle

Mimi des Plaisirs 12/01/2012 14:47



Merci Christelle.
 Au plaisir d'une autre lecture partagée.
 Mimi des Plaisirs



Monelle 10/01/2012 19:58


Voilà une vengeance terrible qui n'aura pas de pardon !!


Bonne soirée


Monelle

Mimi des Plaisirs 12/01/2012 14:45



Oui, rien de plus mortel pour un luthier que de perdre son meilleur violon mais il l'a bien mérité! Tant de passion
méprisée!...
 Mais tout ça," c'est pour de faux", heureusement...sinon!
Très bonne fin de semaine, Monelle



Tricôtine 10/01/2012 19:07


Bonsoir Mimi , une lettre enflammée ... si fortement qu'elle emporte le violon jusque dans le feu de l'action , c'est
plus de l'amour c'est de la rage !!!  bizzzoux chez toi et belle année

Mimi des Plaisirs 12/01/2012 14:40



Il n'avait qu'à être un peu plus sensible, le luthier: ça aurait évité un assassinat par violon interposé, non mais!
 Merci pour tes voeux et bonne année pleine d'humour toujours , Tricôtine.Tes billets des dimanches sont un régal!
 Bises.



Jeanne Fadosi 10/01/2012 18:32


ben que voilà une jalouse radicale qui ne fait pas dans la passion à moitié ! pauvre luthier, pauvre violon !


bises et belle fin de journée

Mimi des Plaisirs 12/01/2012 14:36



Pas de demi-mesure, en effet! les grandes orgues, à défaut de cordes...
 Bises et bonne fin de semaine, Jeanne.