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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 15:37

 Pour ce W-E des 16 et 17 juin, direction les lacs de Haute-Charente et leurs barrages de Lavaud et de Mas-Chaban pour une halte dans un petit coin de paradis.

  Lavaud-barrage 15-06-2012 008Lavaud-barrage 15-06-2012 012
  Le barrage de Lavaud  a été inauguré le 27 juin 1989 .
Son but: l'aménagement du fleuve La Charente  et de ses affluents. Il peut contenir 10 millions de m3 et les lâchers d'eau contribuent à réguler le cours de la Charente et de l'estuaire en particulier lors des périodes de sécheresse.
            

 
   Le barrage de Mas-Chaban est plus récent et plus  petit, mais de même architecture que celui de Lavaud avec digue et tour octogonale avec siphon. Il le complète. Il est alimenté par la petite rivière La Moulde.
 A eux deux  ils représentent la plus importante réserve d'eau douce de la région Poitou- Charente.
   Lavaud-barrage-15-06-2012-013.JPG                                           Le lac de Lavaud vu du barrage

 Simples retenues de terre et de pierres avec déversoir, les deux barrages s'intègrent parfaitement au paysage de ces vallées, discrets mais offrant des vues superbes.
  Lavaud-barrage-15-06-2012-015.JPG                     L'arrière du barrage de Lavaud
A Lavaud,sur le barrage un simple chemin qui relie champs et bois.
Lavaud-barrage-15-06-2012-009.JPG
                    Vue plongeante sur le déversoir en attente d'utilisation: les lentilles d'eau en ont pris possession ce printemps très pluvieux...

   A Mas-Chaban, le temps de vivre ... A l'horizon, la tour, le barrage et la petite route sur la construction, la route des vacances...
      Lavaud-barrage-15-06-2012-003.JPG
  Cette région des lacs créée par les deux barrages est un territoire magnifique avec une faune, une flore préservées, une réserve ornithologique... Une halte revigorante, un plaisir des yeux, des randonnées, une paix!...Un aménagement touristique de qualité de petite taille mais extrèmement séduisant aux abords des lacs.
 Quand j'ai voulu prendre les photos à Lavaud, un concert d'oiseaux , de grenouilles, un ballet de libellules nous a accueillis...et des chemins sous le soleil comme autant de promesses de découvertes naturelles.

 Merci à Marie-Antoinette qui par sa suggestion du thème"les barrages" m'a procuré de beaux moments que j'ai plaisir à partager ici.
 
 
 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 17:58

 Le-jeu-du-pendu.jpg LE JEU DU PENDU: Un roman policier qui se déroule en Moselle, dans un petit village minier, coincé dans un creux de la vallée, avec un horizon bouché par les crassiers: Varange
 
 Le vendredi 10 décembre 2004, le commandant Simon Dreemer arrive en Lorraine. Sa mission: seconder le commissaire  Kowalski au SRPJ de Metz. Dix jours pour boucler l'enquête. Le 21 décembre, il repart déjà pour Paris.  Entre temps, deux meurtres: le 10 et le 14. Les victimes, de toutes jeunes filles belles et blondes, "des filles-elfes", mortes  dans des conditions similaires:  étouffées dans une étroite crevasse d'effondrement de galerie de la mine, en pleine forêt et retrouvées ligotées dans un savant entrelacs de noeuds.
  Un jeu de lettres en brindilles ( le jeu du pendu)  au cimetière au pied d'une statue de "Christ piteux" (un Christ nu ligoté à son poteau de torture(..) d'un naturalisme archaïque et violent) est tracé sur le sol la nuit du premier meurtre, celui de Nathalie à proximité de l'endroit où soixante ans plus tôt, au lendemain de la Libération,  un jeune  homme, Johann, a été pendu  au grand chêne.
   Un bouquet de roses de Noël déposé au pied de la statue s'ajoute au mystère.
  Les mêmes indices de lettres apparaissent à proximité du corps de la seconde victime, Odile. Aucune piste de recherche n'aboutit mais on se souvient que onze ans plus tôt une autre jeune fille de dix-sept ans de Varanges, Alice, fille elle aussi de mineur, avait été retrouvée coincée au fond d' une crevasse de la forêt, morte étouffée. L'enquête avait conclu à un accident.

  Il ne reste plus à  Simon Dreemer et au lieutenant Jeanne Mondover, native du village, qu' à briser le silence des anciens mineurs des mines de fer," les gueules jaunes" qui réagissent encore au moindre craquement , au moindre souffle de la terre, n'oublient jamais l'odeur de la boue: Quand on était imprégné de cette odeur, jamais on ne s'en débarrassait. Dreemer "sent" qu'il doit y avoir un lien entre ces meurtres et les accidents mortels dans les galeries dus à l'incompétence survenus dans le passé et plus loin encore avec la sinistre période de la guerre où l'on ne savait plus de quel pays l'on était. Maintenant que les mines ont fermé, que les galeries s'éboulent, on débat au sujet de l'ennoyage des sites sans trop se soucier de l'humain. Simon découvre une région sinistrée dont le sort laisse indifférent le reste de la France. Avec lui et Jeanne Mondover, tous deux à forte personnalité et complémentaires, le lecteur pénêtre dans l'intimité  de ces maisons et découvre leurs secrets.
  Jeanne Modover savait faire ça. Poser la question que l'autre attendait. aller chercher ses mots. Il l'avait vue à l'oeuvre avec Joseph Mayer, avec Keller aussi , le vieil historien. Lui, était comme un radar. Qui touche sa cible, la fait sortir de l'ombre, l'éclaire brutalement. Et puis quoi? Extra lucide, transperçant les carapaces les plus opaques. Mais coupé de la vie aussi sûrement que dans le bleu.
  
  Les hommes et les femmes qu'interrogent ou croisent les enquêteurs sont tous brisés par l'Histoire, par leurs secrets enfouis, par leur désespoir de sentir le sol s'effondrer sous eux, la peur de devoir abandonner leurs maisons qui se fissurent. Pourtant ils vont aider les enquêteurs,et même les plus taiseux sortent de leur mutisme. Eux,  ils savent car " tout se sait dans un petit village..." mais le puzzle des découvertes en devient plus complexe encore.
  Comment démêler les liens serrés entre les anciennes blessures de cette région bousculée par l'Histoire, l'obsession de la mine et de ses légendes, les haines ou les amours absolus? Qu'ont-ils à voir avec ces mises en scènes sophistiquées des meurtres?

 L'histoire contée est pleine d'intérêt: l'enquête bien entendu, les personnages typés et mystérieux et cette fusion  des drames égrenés sur plus d'un demi-siècle dont les résonances ne cessent de se faire sentir, la mise en lumière d'une Lorraine sinistrée.
  J'ai bien aimé cette confrontation de l'humain et de l'inhumain dans ce cadre obsédant et à l'agonie du village minier au coeur de l'hiver: tout se délite, souffre, s'effondre dans ce temps de l'Avent.
 Avec la vérité, ou plutôt les vérités enfin avouées, un très fragile espoir de renaissance apparaît enfin pour tous les blessés du corps et du coeur.


  L'auteur  prend le parti narratif de chapitrer  par jours d'enquête et de structurer presque heure par heure  les étapes de la procédure parrallèlement aux activités quotidiennes des villageois. Cet aspect très  rationnel équilibre la grande part laissée à la subjectivité, à l'émotion et au psychisme dans cette histoire et pour ma part, j'ai bien apprécié. Un prologue daté 24 décembre 1944 et un épilogue daté 24 décembre 2004 encadrent l'enquête : pages fondamentales;
 
 Un profond attachement de l'auteur Aline Kiner au  pays minier de son enfance est particulièrement sensible. Je laisse la parole à l'auteur dans sa post-face:
  Même si j'ai pris quelques libertés avec la géographie, les paysages que découvre Simon dreeemer sont typiques de la Lorraine sidérurgique et minière, et particulièrement des vallées de l'Orne et de la Feisch.(...) Sans prétendre à la rigueur de l'historien, j'ai voulu évoquer le destin si particulier qu'a connu la Moselle durant la Seconde Guerre mondiale. (...) Les effondrements miniers et les dégâts provoqués par l'ennoyage, si peu relayés par la presse nationale, ont bouleversé la vie de nombreuses familles et la bouleversent encore.

 Aline Kiner est rédactrice en chef du magazine Sciences et Avenir. Le Jeu du Pendu est son premier roman policier.
   Publié en 2011 aux Editions Liana Levi- 230 pages-  ISBN 978-2-86746-559-8

Je propose ce livre dans le cadre du défi d'Anne: http://desmotsetdesnotes.over-blog.com/ "Premier roman"Defi-PR1.


  


 
 

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 13:35

 M'annette a proposé pour ce jeudi en poésie le thème "Changer d'air";
 Comme ces temps -ci  j'ai la tête un peu en l'air et que je ne rêve qu'à me vider la tête et à changer d'air, je fais appel à deux poètes  du XXème siècle qui ont écrit, semble-t-il, à ma convenance et à celle de la proposition de cette semaine.

         Où avez-vous la tête?               
                                                                             
   _Mais où donc avez-vous la tête?
   Mais à quoi donc pensez-vous?
images.jpg
  _J'ai la tête près du bonnet,
  J'ai la cervelle à tous les vents.

  _Mais où donc avez-vous les jambes?
  Mais où donc encourez-vous?

  _J'ai pris mes jambes à mon cou
  J'ai mis mes jambes au grand air.

  _Mais où donc avez-vous les yeux?
  Vous me rendez vraiment soucieux
 
 _ Je n'ai pas les yeux dans ma poche.
 Je les ai clairs comme eau de roche.

 _ Mais où donc avez-vous le coeur?
 Vous voulez faire mon malheur!

 _J'ai le coeur qui chante à tue-tête
 Les grandes personnes, c'est bête!

      CLAUDE ROY (1915-1997)
           Enfantasques

                                                          Approvisionnement
 
                                                       Il y a du riz chez l'épicier
                                                       A la livre au kilo
                                                       Dans un sac
                                                       Et l'on revient dans sa cuisine
                                                       Mettre son riz à cuire
                                                       C'est vite fait
                                                       Mais je préfère aller le chercher en Chine
                                                       Les malles les valises le passeport le train
                                                       Marseille
                                                       Le port
                                                       Du bleu au goudron
                                                       Un bâteau qui fume
                                                       La mer
                                                       Le jour la nuit
                                                       La mer
                                                       Et des jours et des nuits
                                                       Et d'autres et d'autres tout et rien
                                                       La mer bleue
                                                       La mer Rouge
                                                       La mer indienne
                                                       La mer de Chine
                                                       On a perdu l'heure
                                                       Sa maison ses gants
                                                       Ses souvenirs et son ciel
                                                       Tout s'est changé en eau
                                                       Et puis un après-midi on se promène en Chine
                                                       Ah bonjour Monsieur Chou- hi
                                                       Je voudrais une livre de riz
                                                       Et puisque je suis en Chine
                                                       Donnez-moi  donc aussi un quart de thé.

                                                                  Pierre- Albert Birot (1876-1967)

                                                          Les Amusements naturels 
                                               
 

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 15:53

 La suggestion pour ce W-E, c'est "entrées de musée".

 Voici les deux entrées du Musée d'Angoulême en Charente qui occupe depuis longtemps les bâtiments de l'évêché qui jouxtent la magnifique cathédrale romane Saint-Pierre. Les bâtiments du Musée allient les constructions anciennes et celles du XIXème avec une adjonction contemporaine en verre du plus bel effet.

  Après une importante rénovation des locaux terminée en 2008, les accès ont été modifiés,  l'intérieur modernisé et agrandi pour mieux accueillir les oeuvres de peinture, sculpture, les pièces nombreuses ou imposantes d'archéologie et aussi une collection d'objets d'art et d'ethnologie admirable, notamment d'art africain et océanien, composée de plus de trois mille pièces. Aujourd'hui même s'ouvre une exposition  qui couvre dix siècles d'art du pays Fali au nord-Cameroun ( visible jusqu'au 30 décembre 2012).

  Voici donc par où vous entrerez au Musée: au chevet de la cathédrale,  au bout du jardin médiéval du square Girard II ( nom de l'évêque qui ordonna  l'édification de l'ensemble monumental au XIIème siècle)
  La nouvelle entrée, côté cour:
   Musee-d-Angouleme--precede-d-un-bouquet-003.JPG
  
                  Musee-d-Angouleme--precede-d-un-bouquet-004.JPG
   

  L'ancienne entrée, côté rue, qui donne sur une cour carrée pavée et une double volée de marches avec perron central sur une façade classique est désormais fermée au public.

 Musee-d-Angouleme--precede-d-un-bouquet-006.JPG
  Bonnes visites et ne vous trompez pas d'entrée!

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 23:12

Fleurs-de-mai-2012-030.JPG Rosier"guitare",           corbeilles d'argent et lys d'un jour (hémérocalles) en devenir.

 Le seringa explose...seringa-06-2012-001.JPG

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 10:00

  
  Sur une idée de m'annette, rendez-vous poétique des "Croqueurs de mots" avec comme thème l'orage ( ou l'ô-rage ou l'eau rage!!!).
 
 Voici ma proposition avec une suite  de  six strophes - haïkus sur le thème de l'orage.


          Orages
 
   Bel orage vrombissant
     Du bourdon si blond
  Sur la rose épanouie

   Soudain crissent les rameaux                  
       Sous le vent durseringa-06-2012-003.JPG
   Les tiges souples se plient
 
   La danse des nuées noires
       En ballet d'éclairs
   Strie le ciel lourd d'orage

  Apeurés sous les branches
       Les nids se sont tus
  En furie l'orage hurle

  Eclaircie et doux murmures
       Plus d'orage fou
  S'égouttent les fleurs aux champs  

  Sur les pétales froissés                         
       Deux libellules
  Doux orages d'ailes tendres.

           MdP
     (7-06-2012)

 

    

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 20:04

 my-pascal-garnier-lune-captive-dans-un-oeil-mort.jpg Le sud de la France: un lieu résidentiel pour seniors, des pavillons neufs à l'écart de l'agitation, protégés par grilles, murs, vigile. Une piscine, un club-house avec une animatrice ...Les Conviviales... Un décor unique pour le roman: un huis-clos parfait!
  Le paradis sur terre pour Martial et Odette après une vie dans la grisaille, le travail répétitif et les économies amassées pour gagner le droit de ne pas s'en faire pendant leur retraite.
 Ils en sont les seuls résidents pendant un temps. La solitude leur pèse. Prisonniers dans leur enclos, ils  s'ennuient sans oser se l'avouer. Le gardien, Mr Flesh, massif et taciturne les effraie.
  L'arrivée d'un autre couple, Marlène et Maxime, vieux beaux un peu bizarres, est providentielle. Ils se reçoivent, jouent à l'amitié, se font de confidences, mais chacun en secret s'enlise dans la déception et la dépression guette. Il faudrait du nouveau, des occupations pour emplir ce temps vide . Odette ressasse:
  Tout ce temps à présent...C'était comme la traversée d'un long dimanche. Le temps lui appartenait à elle, rien qu'à elle, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait. Cependant , cet immense territoire  vierge dont on lui faisait cadeau n'était qu'un gros glaçon flottant sur un océan de vide qui fondait davantage chaque jour. C'était un peu angoissant, ellle avait peur de tout gâcher. Elle n'avait pas l'habitude, c'est encombrant, la liberté.
  Arrive une autre femme , seule: Léa intrigue, sa présence leur paraît insolite. Ils l'épient, l'accaparent. Etrange, elle leur échappe un peu, se lie d'amitié avec l'animatrice Nadine , blasée et adepte de la fumette pour tenir le coup.
 Le paradis vire au purgatoire. La violence, latente, s'exprime de plus en plus. Un groupe de gitans installé à proximité de la résidence canalise l'agressivité, sert de bouc émissaire, justifie l'hyper -protection et les fantasmes. Le huis-clos se resserre. la tension monte. Maxime sort son arme, Martial rêve de s'en servir, Odette a des hallucinations, Marlène craque nerveusement, Léa est sujette a des crises d'absence, Mr Flesh rôde et tue les chats errants à coups de pelle.
  Les Conviviales deviennent cauchemardesques, infernales. Le passé , parfois atroce, inavouable, ressurgit. L'enfer... On pense à "L'enfer , c'est les autres", la phrase justement célèbre  de JP Sartre.
 Je tairai la fin dont la montée en puissance tragique laisse pantois le lecteur.

 Le roman de Pascal Garnier écrit ici un roman noir passionnant qui éclaire puissamment l'époque contemporaine. Ici les rêves vendus aux seniors sur catalogues publicitaires, là  le choc de la réalité. La rencontre est explosive dans cette prison dorée. S'y expriment, pêle-mêle, les idées reçues , la xénophobie primaire, la vacuité et le trop-plein d'émotions. Déballage de rancoeurs, de désillusions...
  Comment peut-on ainsi passer à côté de savie?...Quel gâchis!...
  Les Conviviales mettent à plat le contenu de la vie de chaque individu confronté à l'autre, à lui-même et à sa conscience: l'amour, l'argent, le sexe, l'ambition, les regrets, la haine, la violence, l'indifférence.. . Ma liste est loin d'être complète!
Le récit est pourtant truffé d'humour comme toujours chez Pascal Garnier.(il a reçu le Grand prix de l'humour noir en 2006). Le titre en est la preuve.

  Les personnages pourtant des archétypes, sont  criants de vérité dans leurs attitudes, leurs conversations ou leur néant de conversations.  L'auteur passe de la scène vécue à des pages introspectives avec une habileté séduisante. Son univers romanesque si particulier s'élabore peu -à-peu, impose sa logique implacable dans ce tableau tellement juste du bonheur à tout prix qu'il fait frémir....



 Un livre à lire, donc.

  Ce roman a été publié en 2009 chez ZULMA, diffusion SEUIL( un an après La théorie du panda) . Numéro d'imprimeur 72575. ISBN 978-2-84304-465-6.
   Le roman a été publié aussi dans la collection  de poche: "Points"

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:30


 Les grilles du château de l'Abrègement se sont ouvertes sur la cour d'honneur à l'occasion des journées des jardins.
 Au XIIIème siècle , c'était un château fortifié à sept tours. Au XVIIIème siècle, on modernisa l'ensemble avec un corps central à l'architecture sobre et harmonieuse.
 La façade solennelle avec large volée de marches et terrrasse donne sur une cour que l'on imagine très animée. Aujourd'hui elle est reposante à l'oeil avec ses parterres, arbres et arbustes taillés qui jouent sur la géométrie des lignes et des formes.

   fin-mai2012-jardins-danse-010.JPG Un  duo a présenté devant nous sa création pleine de grâce et de rythme inspirée par ce jardin
 
  

La symétrie  parfaite du jardin à la française est soulignée par  celle des portes rouges des ailes latérales , doublées par les roses écarlates.
         fin-mai2012-jardins-danse-004.JPG

   Ces portes aux belles proportions donnaient accès il y a quelques décennies aux communs, écuries  et bergeries. Elles rehaussent maintenant  l'harmonie de la construction.
    fin-mai2012-jardins-danse-003.JPG
 
   La proposition pour ce W-E  était "Porches, Portes et portes-cochères".

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:23

   Pour ce dernier jour de mai, un poème s'est imposé à mon esprit.  Ce texte est inclus dans le groupe des "Rhénanes" publiés dans le recueil "Alcools" (1913).
   Ces poèmes ont été écrits dans les années 1901-1902 . Guillaume Apollinaire était alors précepteur de Mlle de Milhau en Allemagne. Après le bonheur harmonieux au début  de la promenade sur le Rhin, le "mal-aimé" évoque avec mélancolie  son grand amour Miss Annie Playden.

MAI
 
     Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
     Des dames regardaient du haut de la montagne
     Vous êtes si jolies mais la barque s'éloigne
     Qui donc a fait pleurer les saules riverains

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j'ai tant aimée
    Les pétales flétris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
   Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes
   Sur un fifre lointain un air de régiment

 

   Le mai le joli mai a paré les ruines
   De lierre de vigne vierge et de rosiers
   Le vent du Rhin secoue sur le bord  les osiers
   Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes.
  
            Guillaume Apollinaire, Alcools.

m503604_95de8288_p.jpg

 

           Jill Bill a la barre cette quinzaine avait laissé libre choix aux croqueurs et croqueuses. Voici donc  le  second poème" coup de coeur" que je propose à la lecture.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:13

 Un patrimoine naturel extrêmement fragile tout au nord de la Bretagne pour illustrer la suggestion thématique de cette semaine: Photos_bretagne_fevrier2009-048.jpg
                jeux de cailloux et pierres
 
  Le SILLON DE TAL-BERG(en français, de Talbert) phénomène géomorphologique, est édifié par les courants opposés des fleuves Jaudy et Trieux au bout de la presqu'île Sauvage près de Lézardieux dans les Côtes-d'Armor. Les flots jouent depuis une éternité à construire cette mince et étroite courbe instable faite de sable et de galets.
  Sur trois kilomètres environ, s'étire une étroite langue de galets créant une voie qui permet de marcher sur l'eau... C'est du moins l'impression que l'on ressent: l'eau lèche les grèves à l'est et à l'ouest et à l'extrémité nord, c'est l'immensité de la mer qui s'ouvre devant soi. Mais il faut mériter cette vue : l'avance est chaotique, les pierres roulent sous les pieds, le vent s'acharne contre le minuscule piéton.
   Eco-système en péril, il est devenu un site touristique très protégé.
 
    
   La tentation est grande de se baisser et de ramener en souvenir de cette équipée un galet.  Bien poli par des siècles d'érosion marine, échoué ici dans ce lieu incroyable, il attire comme un trésor. Mais stop! interdit de le prendre, de modifier cet équilibre car il est un dérisoire mais néanmoins  indispensable élément  de ce chantier naturel en constante élaboration.
 Tout humides, parfois à peine gros comme des perles, décorés d'algues multicolores, les galets  constituent aussi  une harmonieuse  palette.  Photos_bretagne_fevrier2009-051.jpg

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