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  • : Plaisirs de la vie, de l'esprit, moments forts ou joies simples qui donnent du prix à l'instant ou qui se gravent dans le temps.
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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:27

  Coucou à toutes et à tous!
 Avant tout, MERCI pour votre amitié, votre présence et  vos encouragements, vos messages et vos lectures silencieuses quand je n'avais pas la possibilité de communiquer par blog interposé. J'ai été très sensible à tout , j'en ai été réconfortée et rassurée. J'essaierai de vous laisser un petit mot personnel.

   Me revoici donc à vos côtés après avoir filé à côté, sur les bords de l'absence, dix longs jours pleins  à retisser le fil de mon quotidien, à y poser mes marques au fil rouge. L'ouvrage est fini maintenant, la trame des heures est solide et je reviens, humble fileuse, avec  au bout des doigts, des idées à broder au fil des mots.
     la-fileuse.jpg
  Pour ce jeudi en poésie,  j'ai trouvé ce beau poème précieux de Paul Valéry en accord avec la proposition de notre cap'tain (thème: le fil) et  aussi en correspondance avec mon "endormissement"......

           La Fileuse.
 
 Assise, la fileuse au bleu de la croisée
Où le jardin mélodieux se dodeline;
Le rouet ancien qui ronfle l'a grisée.

Lasse, ayant bu l'azur, de filer la câline
Chevelure, à ses doigts si faible évasive,
Elle songe, et sa tête petite s'incline.

Un arbuste et l'air pur font une source vive
Qui suspendue au jour, délicieuse arrose
De ses pertes de fleurs le jardin de l'oisive.

Une tige, où le vent vagabond se repose,
Courbe le salut vain de sa grâce étoilée,
Dédiant magnifique, au vieux rouet, sa rose.

Mais la dormeuse file une laine isolée;
Mystérieusement, l'ombre frêle se tresse
Au fil de ses doigts longs et qui dorment, filée.

Le songe se dévide avec une paresse
Angélique, et sans cesse, au doux fuseau crédule,
La chevelure ondule au gré de la caresse...

Derrière tant de fleurs, l'azur se dissimule,
Fileuse de feuillage et de lumière ceinte:
Tout le ciel vert se meurt. Le dernier arbre brûle.

Ta soeur, la grande rose où sourit une sainte,
Parfume ton front vague au vent de son haleine
Innocente, et tu crois languir...Tu es éteinte

Au bleu de la croisée où tu filais la laine.
 


       PAUL VALERY (1871-1945)

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 19:43

 Amies  et amis d'over-blog, chers correspondants fidèles,
 
Rien ne va plus sur ma petite planète... Après l'ordi, c'est moi qui ne suis plus opérationnelle!...
Pas d'over-blog pour cause d' over-doses d'obligations , de soucis et d'occupations! Depuis quelques jours, pas moyen d'écrire , de vous répondre, d'aller vous lire, de publier quelques  lignes si ce n'est par intermittences! Et pourtant ...

 Ne vous offusquez pas si je ne donne pas  signe de vie, ce n'est pas mauvaise volonté de ma part.
 Je vous retrouve dès que je peux souffler un peu!
 Amicalement à toutes et à tous.
Mimi des Plaisirs.

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 18:46

  pommier-d-eden.jpg  Mon pommier...
 

 

 

             SOUS LE POMMIER D' EDEN

    Dans le jardin, des guêpes folles
    de parfums sucrés, vanillés,
    de parfums de fruits blets oubliés
    de frais parfums d'herbe où les fruits
    Sont couchés, vibrionnent.

    L'arbre est vieux, courbé sous la charge.
    Ses branches brodées de lichen gris
    s'étirent dans une offrande démesurée.
    Instable, bancal et mutilé au  flanc,
    Il bravera l'éternité.

    A son pied, des trésors d'or rouge
    abandonnés, méprisés et
    piquetés de becs altérés.
    Une grappe de frelons ivres
    S'affaire à en pomper l'ambre.
   
    Trop haut, des guirlandes de fruits
    s'amusent aux pom-pom girls
    offrant des rondeurs câlines,
    une peau tendue à croquer
    sur une chair rose et blanche.

    Leur échapper?... impossible!
    Les sens soudain émoustillés,
    le corps se déplie, s'épanouit.
    Vite, il faut goûter, y mordre.
    Eve  puis Adam les ont cueillies...

    Le pommier en a vu d'autres
    se perdre d'envie et de plaisirs...
    A L'Eden, il a trop meurtri,
    lors il donne un peu de vie
    dans la beauté et dans le rire.


    Pomme de reinette et pomme d'api...
    d'api rouge...Voici mon arbre chéri...

                MdP. (15 septembre 2011, après la cueillette...)
   
  
   
   Merci au "Croqueur(!)" qui a donné le thème du jour! Je lui offre ce panier de douceurs au goût de paradis ...
   
 
   
   
   
   

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Published by Mimi des Plaisirs - dans créations littéraires
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 23:26

 11 -09- 2011 016 Le vitrail illumine l'entrée, placé dans la baie du clocher. En arceau, une banderole et une prière bien simple à répéter comme une litanie tant elle semble nécessaire en ces temps de doute, de recherche: " Saint-Fraigne aide-nous à voir clair"...

  Le vitrail illustre le marthyr de Saint-Fraigne placé au centre. et entouré de ses deux tortionnaires . Ils lui ont arraché les yeux et les brandissent encore tout dégoulinants de sang .. L'on voit dans la main droite de l'un le couteau - ou le poinçon -dont il s'est servi pour fouiller l'orbite, dans la main gauche  de l'autre, les tenailles...
  Au dessous de Saint-Fraigne, un Bacchus ivre , allusion à l'aveuglement des païens mais aussi à ses bourreaux qui étaient vignerons.
  Le saint lève la tête vers le ciel pour y percevoir l'autre lumière, la divine, pour laquelle il n'est point besoin d' yeux. Les couleurs  nettes et claires démentent l'horreur de la scène terrestre et  célèbrent la force de la foi capable de vaincre les ténèbres et le mal. La stylisation, l'éclatement des lignes donnent une énergie communicative à la scène.
 
Un vitrail lumineux dans une fin d'après-midi incertaine d'un dimanche de septembre...
 Cette oeuvre a été réalisée à partir d'un carton du peintre et maître-verrier Louis Mazetier qui a oeuvré sur les vitraux supérieurs de Notre-Dame de Paris dans la première moitié du XXème siècle . Arrivé en 1942, en pleine débâcle, l'artiste a fini sa vie ici, en 1952, dans ce petit village de Charente qui porte le nom du saint patron de l'église : Saint-Fraigne. Il laisse surtout dans l'abside de cette humble église une oeuvre immense de  quatorze tableaux de deux mètres de long qui saisit sitôt passé le vitrail du saint. Je reviens de cette découverte et j'en suis encore toute emplie d'admiration et de surprise mais je n'ai pas le temps d' en parler ni de les montrer  ce soir. Mais, c'est partie remise...

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 08:00


   Finie la sieste sur les épaisseurs de linge juste rentré du jardin où il s'est imprégné des parfums frais de septembre....
   Finie la douce chaleur du museau enfoui dans le doux pull marine...
   Finie la mise en scène de mon corps lové sur fond de chemise blanche de mon maître....
   8--09--2011-001.jpg
 


   Fini le tissage minutieux de mon lit avec mes poils soyeux qui tombent en abondance avec l'avant-saison...


   Fini le ronron cantabile pour accompagner mon repos serein
   Fini l'étirement subtil des extrémités de mes pattes duveteuses!....

 

   Hélas, trois fois hélas!... je fus pris ce matin en flagrant délit de squatt  en terrritoire strictement interdit .
                                                     Photo à l'appui! Aucune échappatoire possible!...8 -09- 2011 001

 


  8 -09- 2011 002 Malgré mes regards à faire fondre les coeurs  tendres, j'ai eu droit à un sermon me rappelant à mes devoirs et obligations. Vous voyez comme j'ai l'air contrit et repentant...
    
 
 Alors j'ai eu le tort, devant l'insuccès de ma tentative à amadouer mes censeurs, de les braver d'un regard  vert comme la sorcière de Kirikou ou la vilaine hyène avec un rictus de fanfaron. 8 -09- 2011 003
     

Fiasco total...J'ai dû  rejoindre illico le carrelage froid et hostile, un peu aidé par une main qui a su m'insufler le dynamisme nécessaire avec douceur, mais fermeté!!!!!

 Je ne m'attendais pas à ça: d'habitude , je suis plus subtil et quand je Les entends revenir (c'est facile avec le bruit de la serrure...), je me carapatte vite fait, bien fait, je vais les accueillir avec des caresses et des miaous et quand ils vont dans la pièce du linge, c'est trop tard pour me fâcher. Ils disent que j'ai oublié mon forfait avec ma petite cervelle de chat...

       Il va falloir que je trouve un autre nid douillet... A moins que je ne récidive...: il  y a urgence! les températures chutent...
 Chalut à vous les amis et amies!

 PS: si vous avez d'autres idées pour se garder au chaud, la boîte à mails et à malice est ouverte!

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:07

 Je ne résiste pas à l'envie de proposer un moment de plaisirs des sens  à partager avec Rimbaud, une fois encore. Arthur a juste seize ans. Il est parti seul, fugueur et  rebelle sur les routes, à la recherche de la "vraie vie". Il arrive , un soir d'octobre 1870, à Charleroi.

      table d'auberge


   Au Cabaret- Vert, cinq heures du soir.


 Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
 Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
 _Au Cabaret-Vert: je demandai des tartines
 De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

 Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
 Verte: je contemplai les sujets très naïfs
 De la tapisserie._ Et ce fut adorable,
 Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

 _Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure!_
 Rieuse m'apporta des tartines de beurre,
 Du jambon tiède dans un plat colorié,


 Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
 D'ail,_ et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
 Que dorait un rayon de soleil arriéré.


                         (Poésies. Octobre 70.)

               
ARTHUR RIMBAUD
       
  table-d-auberge.jpg  

 

   "Eglantine-Lilas" est à l'initiative de ce défi: elle nous a suggéré un thème en relation avec la nourriture du corps et  (ou) de l'esprit. Merci à elle! et....................
        BENE TIBI SAPIAT à toi lecteur-blogueur!...

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 21:36

    J'aime ce spécimen d'un autre temps tout d'étoupe pendouillante sur ses flancs et ses yeux. ...
 Il est l'indispensable reproducteur pour les résistantes  races de mules et mulets  qui des Andes à la Grêce sont capables de franchir les sentiers caillouteux et inaccessibles  avec de fortes charges sur leur dos.  Protégés, en voie de disparition, ils ne sont plus que quelques  animaux à perpétrer la race.
C'est le fameux "Baudet du poitou": pas toujours docile, "c'est une tête de mule..." bien entendu!
    fin-vacances-2011-011.jpg

   Il n'est pas" le petit âne mendiant et gris" chanté par le poète Francis Jammes...
  Lors de la traditionnelle foire aux bestiaux de la Saint- Barthélémy qui réunissait autrefois  à Confolens, en Charente, les plus belles bêtes de la région  et donnait lieu à de mémorables marchandages entre maquignons et  chalands qui se terminaient toujours par  un "tope-là" accompagné d'un coup de vin, le baudet du Poitou avait une place d'honneur. Il faut imaginer une foule en blouse, le foulard autour du cou et le chapeau à larges bords vissé sur la tête...
  fin-vacances-2011-002.jpg
Maintenant, la foire existe toujours, attire du monde, du monde rural et citadin mais c'est plus une vitrine de l'élevage que le lieu  de transactions et les tenues estivales l'emportent largement sur les tenues des éleveurs.
Le baudet  se taille un franc succès auprès des enfants qui voudraient bien tâter de cette peluche sur pattes, caresser l' ânon ...mais l'ânesse veille sur son rejeton! Gare à la ruade dissuasive!...
   
      fin-vacances-2011-004.jpg

 



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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 11:49

 medium_monet.2.jpg   Tableau de Claude Monet.
 
                LE REPAS PREPARE

  Ma fille, laisse-là ton aiguille et ta laine;
Le maître va rentrer; sur la table de chêne
Avec la nappe neuve aux plis étincelants
Mets la faïence claire et les verres brillants.
Dans la coupe arrondie à l'anse au col de cygne
Pose les fruits choisis sur des feuilles de vigne:
Les pêches que recouvre un velours vierge encor,
Et les lourds raisins blancs mêlés aux raisins d'or.
Que le pain bien coupé remplisse les corbeilles,
Et puis ferme la porte et chasse les abeilles...
Dehors le soleil brûle, et la muraille cuit,
Rapprochons les volets, faisons presque la nuit,
Afin qu'ainsi la salle, aux ténèbres plongée,
S'embaume toute aux fruits dont la table est chargée.
Maintenant va puiser l'eau fraîche dans la cour;
Et veille que surtout la cruche, à ton retour,
Garde longtemps, glacée et lentement fondue,
Une vapeur légère à ses flancs suspendue.

                     Albert Samain (1858-1900)
                             ( Aux flancs du vase- 1898)

Merci à Eglantine qui par son invitation à évoquer un poème en rapport avec la nourriture du corps m'a permis de rappeler à mon souvenir  et donc à le proposer, ce poème  d'Albert Samain.  Il dégage des réalités quotidiennes et familières que l'habitude nous a voilées leur intense poésie.
 Invitons-nous à sa table, celle des après-midis torrides de notre été, et croquons dans ses fruits ...

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 19:18

 " Instructions pour sauver le monde"...
  rosa-montero.jpg  Le titre, traduction littérale du titre espagnol, pourrait faire penser à un traité théorique, intellectuel, à un programme quelque peu utopiste et didactique d'autant plus que jamais n'apparaît l'indication du genre de l'ouvrage.
Pourtant, il n'en est rien et l'auteur Rosa Montero propose ici un livre qui répond aux critères du roman assez classique: quatre personnages principaux, une narration à la troisième personne et une progression de l'intrigue mouvementée et passionnante dans les quartiers suburbains  de Madrid.
Je dois dire que la lecture de ce roman assez court (270 pages) m'a retenue, que j'aurais voulu pouvoir le lire d'une traite.
  Comment expliquer cet intérêt?
 D'abord, l'accroche est bonne: l'histoire commence par une scène au cimetière où le veuf, Matias, hébété, assiste à l'enterrement de sa femme adorée, "un de ces enterrements merdiques auxquels nul n'allait, seulement trois ou quatre personnes, une tristesse, et pire, avec ce jour horrible, avec cette obscurité, avec ce froid". Pour lui, plus de salut, le monde est mort, plus rien n'a de sens, ni son métier de chauffeur de taxi, ni le souci de son existence à lui .Seule le retiennent à la vie l'obligation de nourrir les animaux La Chienne et Toutou, affreux mais affectueux et fidèles et l'idée fixe de la vengeance: retrouver celui qui n'a pas su diagnostiquer le mal de Rita et le punir. Matias est une force de la nature fragile et tendre sous son écorce.
Il se liera d'amitié avec Cerveau, jusque là mutique etensevelie dans ses pensées . Elle est en fait une  vieille scientifique érudite et alcoolique, aristocrate déchue aux talents de pédagogue et de philosophe, capable de disserter et d'expliquer la loi de Kammerer sur les coïncidences à un coin de table du bistrot. Cerveau est un personnage inoubliable: frêle et forte, elle affiche une dignité insolente et une intelligence vive. Elle est authentique, solidaire et avec Matias, ils forment un couple étrange de solitaires brinquebalant leur misère intérieure et jugulant leurs douleurs secrètes.
 Daniel, la quarantaine désabusée, malheureux de désamour, médiocre médecin urgentiste routinier, traîne sa vie derrière lui. Sa seule échappatoire, l'univers virtuel qui lui procure des sensations, réveille sa libido et l'entraîne vers des rencontres et expériences malsaines et excitantes. Victime né, faible, velléitaire, il croisera la route de Matias pour une aventure rocambolesque et terrifiante dont il sortira meurtri mais revivifié (pour un temps...)
 Enfin, Fatma, magnifique prostituée africaine, est le rayon de soleil dans cette humanité dégradée:  rescapée des pires horreurs, elle a vu périr sa famille, son village dans  les atrocités de la barbarie des guerres civiles. Elle "travaille" au Cachito, bordel de luxe à côté de l'Oasis-nom symbolique_ où les paumés de la vie viennent trouver refuge.Elle cache sur elle Bigga, le lézard "d'un vert très pur, un bleu flamboyant".I l est son seul secours et attache affective, son totem, celui qui l'a sauvée du désespoir et de la mort: c'est son plus grand trésor, l'âme réincarnée de son petit frère torturé et mutilé à mort. Fatma assume son sort avec fatalisme.
 
 Leurs chemins vont se croiser, s'enchevêtrer selon la loi des hasards ou des coïncidences, produisant un effet de mise en abîme assez réjouissant avec les théories expliquées par Cerveau.
On trouve de tout dans ce roman conçu avec un bel art de la narration :
De l'émotion, de la tendresse, de l'amour, de la passion, de la finesse , de la grossièreté, de la violence, de la bassesse, de la cruauté
Du rêve, de la réflexion, de la philosophie et de la folie
De la beauté et de la laideur
De l'apathie morbide et du déchaînement des pulsions, de la douceur et des coups...
....Bref, c'est l'humain sous toutes ses facettes que l'on découvre sur ce théâtre sordide des faubourgs madrilènes  où l'on joue la tragédie des dernières heures. tous ont cru à un moment donné leur dernière heure arrivée mais ont survécu!...Ici, la toile de fond est l'actualité" d' un tueur  surnommé "l'assassin du bonheur" parce qu'il donne à leur visage un sourire éternel... Métaphore claire du récit qui fonctionne souvent comme un thriller dont l'humour (noir, évidemment, n'est jamais exclu).
 
      Très bon document sociologique, belle étude de cas aussi, ce roman est  surtout un conte philosophique .
Notre époque y défile avec son lot de perversités et de douleurs, Chacun des personnages croit atteindre le fond du malheur et de la désespérance,  se donne pour mort, côtoie la mort, veut donner la mort, s'imagine incapable d'exister. Sinistre? Non! car  cette histoire  invite  avec efficacité et espérance , mais sans illusions insensées à profiter de la beauté, à aimer, à écouter l'autre, "à maîtriser la douleur et rire de la vie, cette "incroyable folie".

    Au bout du compte, un livre vivifiant!
    Mais suffiront-elles ces" instructions, pour sauver le monde?"...

 Editions Métailié (2010)   ISBN:978-2-86424-714-2
Le livre a été publié  en Espagne en 2008. Il a été traduit de l'espagnol par Myriam Chirousse.

Rosa Montero est madrilène, journaliste et chroniqueuse . Auteur de  romans traduits dans plusieurs langues , elle signe "La fille du cannibale", prix Primavera et best-seller en Espagne.

 J'ai lu ce livre dans le cadre de la sélection du prix de la littérature européenne de Cognac.

                                                                                                      
                                                                                                          

 

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 07:54

 Au détour d'une ruelle du village de Vouharte en Charente, je suis tombée presque nez à nez avec cet  Hercule travaillant dans les forges de Vulcain...
Bien sûr, j'exagère, mais si  peu!...En voici la preuve:
   DSC02993.JPG

Il s'agit d'une pièce unique monumentale sculptée dans une bille de séquoia  qui représente le maréchal-ferrant de la commune, Jacques Ducouret, à l'endroit même où se tenait sa forge il y a quelques années de cela. L'artiste-compagnon, sculpteur jurassien, Adrien Meneau a réalisé cette oeuvre dans le cadre de la première fête du bois, et de l'élaboration du "circuit des géants de bois charentais". Le fût  a été travaillé à la tronçonneuse, et le forgeron en est né au terme d'un seul jour, le 16 septembre 2007.

 Pour ma part, j'ai été impressionnée par la force , la puissance qui émanent de cette sculpture brute, par la vie aussi  de ce visage parcouru par les veines du bois, par ce torse penché sur son travail. L'humilité  de la posture renforce l'impression de concentration et d'application que l'on devine également dans les mains au -dessus de l'enclume.
DSC02994.JPG DSC02996.JPG  

Un bel hommage à ce métier disparu de cette campagne où le cheval de trait était l'auxiliaire indispensable du laboureur.

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