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  • : Plaisirs de la vie, de l'esprit, moments forts ou joies simples qui donnent du prix à l'instant ou qui se gravent dans le temps.
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 11:27

  La semaine dernière, j'avais donné quelques indications sur  Coriobona , ce petit oppidum du peuple gaulois des Lémovices reconstitué à partir de documents historiques et d'après les découvertes effectuées lors de chantiers de fouilles par des spécialistes et ouvert au public quelques jours par an seulement.. Chaque année de nouveaux éléments sont  installés dans le village. Pour cette saison , four pour la réduction des métaux, four de potier et de bronzier. Les projets ne manquent pas .
 Je propose aujourd'hui d'en découvrir le grand portail
      DSC00479.JPG
  
 DSC00472.JPG Une  remise de paysan  avec étable à claire-voie de branches de noisetier tressées au rez de chaussée  et  pièce pour le foin ou les réserves  à l'étage avec un minimum d'ouverture pouvant servir d'abri  pour les humains .
                                                                        DSC00474
  DSC00473.JPG
  
 Le puits  et   le système de poulie entièrement en bois  de chêne

   Pour ces deux  journées du patrimoine, le village va se peupler de visiteurs venus profiter de l'ouverture au public exceptionnelle et des animations dans les divers ateliers comme celui de tissage de la laine et du lin DSC00475.JPGsur métier rudimentaire, combats ou luttes avec armes " d'époque". Deux riches heures  au temps de nos ancêtres devenus mythiques  dans un village perdu dans la campagne, rencontres conviviales autour d'un gobelet de cervoise au goût doux amer de miel et de sureau...Une bonne immersion dans un passé pas si éloigné!
 







 
 DSC00478.JPG

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 20:41

    Sous le crachin presqu'automnal, un jeudi soir plutôt morose,  une inspiration qui ne l'est pas moins  dans ce poème de Pierre Reverdy, voici ma participation du jour :

 


                       Je suis dur
                    Je suis tendre
             Et j'ai perdu mon temps
             A rêver sans dormir
             A dormir en marchant
             Partout où j'ai passé
             J'ai trouvé mon absence
             Je ne suis nulle part
             Excepté le néant
   Mais je porte caché au plus haut des entrailles

   A la place où la foudre a frappé trop souvent
   Un coeur où chaque mot  a laissé son entaille
   Et d'où ma vie s'égoutte au moindre mouvement.

                 Pierre Reverdy
                             (La liberté des mers- 1959)

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 13:39

  En Charente limousine,à Esse, sur l'ancien territoire du peuple des Lémovices a surgi un drôle de village authentiquement gaulois: Coriobona.
Dominant la vallée de l'Issoire, sur une colline boisée se dresse la reconstitution grandeur nature d'un petit oppidum du 1er siècle avant JC au temps de la guerre des Gaules.
 Il est l'oeuvre de passionnés, fruit d'un travail d'érudition et de collaboration  de fondus d'histoire et d' artisans locaux ou venus de la France entière.
  Ils ont construit un village de toute pièce en utilisant les matériaux, les outils et les techniques de nos ancêtres les Gaulois. Il a de l'allure  avec sa pallissade qui encercle et protège  maisons, communs, ateliers, échoppes, puits... enfin bref, tout ce qui peut constituer une communauté villageoise. Un travail colossal d'une toute petite équipe. Le petit monde d'Astérix en vrai, sans flonflons ni vocation de parc d'attraction à grand public.
 Il s'anime en été  quelques jours avec des artisans à l'oeuvre: forgeron, orfèvre, tisserande, potier, charpentier . Ils travaillent avec des outils qu'ils ont fabriqués eux-mêmes et ici même à l'identique de ceux utilisés en Gaule. Ainsi le forgeron utilise un foyer circonscrit sur le sol dont le feu est activé par un soufflet manuel en peau de chèvre cousue pour former un sac .Le métier à tisser est rudimentaire lui aussi.
   Voici une partie de la grande pallissade, le "murus gallicus" monté en strates alternées de troncs et de pierres jointes par une sorte de torchis : une édification qui a laissé des traces dans les mémoires des constructeurs modernes attelés à la tâche !
 DSC00480
   
   
 
    
 
  J'ai été frappée  par la beauté de la grande maison du chef, par son toit de chaume  qui touche presque le sol et protège les murs de torchis de l'humidité.
   DSC00466-copie-1
Il fait extrêmement sombre à l'intérieur, vu qu'à part la porte basse, les ouvertures sont petites et rares.
    Un précieux  patrimoine ressuscité dont je donnerai plus tard deux ou trois autres aperçus.

 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 14:38


     Pas de thème particulier pour ce jeudi de rentrée poétique mais  aux "Croqueurs de mots", Tricôtine, hélas,  quitte la barre . Sa dernière proposition pour lundi est l'écriture d'une lettre d'adieu.

      
 Pour rester dans la ligne  d'inspiration de ce défi et en clin d'oeil amical , j'ai choisi un poème de Robert Desnos ,  hommage- adieu  plein d'humour à un disparu.

             C'était un bon copain
   

        Il avait le coeur sur la main
        Et la cervelle dans la lune
          C'était un bon copain
       Il  avait l'estomac dans les talons
          Et les yeux dans nos yeux
          C'était un triste copain
       Il avait la tête à l'envers
       Et le feu là où vous pensez
Mais non quoi il avait le feu au derrière
        C'était un drôle de copain
Quand il prenait ses jambes à son cou
       Il mettait son nez partout
       C'était un charmant copain
     Il avait une dent contre Etienne
  À la tienne Etienne à la tienne mon vieux
       C'était un amour de copain
 Il n'avait pas sa langue dans la poche
 Ni la main dans la poche du voisin
 Il ne pleurait jamais dans  mon gilet
        C'était un copain
      C'était un bon copain.
 
                 Robert Desnos (1900-1945)


               Langage cuit- 1923 publié dans Corps et biens , 1953
    

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 17:51


 L'été de tous les festivals, souvent de la "musique avant toute chose" pour rendre plus belle la fête.
   Les notes nous  ont réjouis ou émus aux larmes quand les artistes ont déployé leurs talents.
 Alors pour ce mois d'août, voici la petite musique verlainienne en hommage à ces doigts  aux pouvoirs étranges :

                 " Le piano que baise une main frêle"

                                               (PETRUS BOREL)

                                        Son joyeux, importun, d'un clavecin sonore.

                 Le piano que baise une main frêle
            Luit dans le soir rose et gris vaguement,
            Tandis qu'avec un très léger bruit d'aile
            Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
            Rôde discret, apeuré quasiment,
            Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.

            Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
            Qui lentement dorlote mon pauvre être?
            Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin?
            Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
            Qui va tantôt mourir vers la fenêtre
            Ouverte un peu sur le petit jardin?

          
                             
Paul Verlaine-   Romances sans paroles.
                                          "
Ariettes oubliées",V

  Voici une version musicale contemporaine (1997) de cette Ariette, dénichée sur You Tube, création de Julien Joubert et interprétée par un choeur aux voix  que Verlaine n'aurait sans doute pas désavouées... Sensible et émouvant moment poétique!
   
  


 
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:45

   
   J'ai rouvert le vieux livre des Poésies de Federico Garcia Lorca, j'y ai relu le Poème du Cante Jondo .
 Dans une de ses parties,  le  "Graphique de la Peterena", composée de huit courts poèmes sur la mort de la gitane , j'ai retenu celui-ci. Découvrez-le en écoutant la guitare flamenca de  Don Cortes Maya.


 

 


 



   
       LES SIX CORDES
   
       La guitare
       fait pleurer les songes.
       Le sanglot des âmes
       perdues
       s'échappe par sa bouche
       ronde.

       Et comme la tarentule,
       elle tisse une grande étoile
       pour chasser les soupirs
       qui flottent dans sa noire
       citerne de bois.
      
      et sa version originale en espagnol pour en goûter aussi la musicalité:
       
 

                                                                               LAS SEIS CUERDAS

                                                                                 La guitarra
                                                                                 hace llorar a los sueños.
                                                                                 El sollozo de las almas
                                                                                 perdidas,
                                                                                 se escapa por su boca
                                                                                 redonda.
           
                                                                               
                                                                                 Y como la tarántula
                                                                                 teje una gran estrella
                                                                                 para cazar suspiros,
                                                                                 que flotan en su negro
                                                                                 aljibe de madera
     
                                                                      Federico Garcia Lorca.
       
        
          
       

       
          
    
       

       
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 17:40

  Pfffft... où avais-je les yeux et la tête? le thème de cette semaine n'était point celui que j'ai illustré hier mais  "les vieux murs"...
   Les montagnes , c'est de la pierre bien sûr et en ergotant un tant soit peu,  , on pourrait les considérer comme de vieux murs qui barrent la route...


   Mais en voici de beaux et vieux faits de cette pierre de ces montagnes des Hautes -Alpes justement  et qui ont servi à l'édification de maisons
    Champagny-en-Vanoise-07-2013-033.JPG

  ou de lieux de culte . La restauration de ceux-ci anciennement recouverts d'enduits , de crépis ou de fresques laissent apparaître leur composition.
Champagny-en-Vanoise-07-2013-125.JPG

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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 13:45

  Suggestion de Hauteclaire: votre plus belle photo.

 Je ne sais pas si c'est la plus belle mais elle garde le souvenir d'un paysage et d'une heure magique de cet été.
  La lumière s'efface sur les pentes, les pics enneigés s'illuminent . Il est presque midi au soleil, 13h 45 à l'horloge. Le temps me semble suspendu.

    bons-moments-2013-088.JPG

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 17:45

    Il fait chaud, trop chaud ! L'orage gronde.
    On m'appelle mais je ne réponds pas comme d'habitude par un miaou.
    L'occasion est trop belle. Je vais me cacher dans les hautes herbes. Pas un poil ne bouge.Je respire à peine...On ne me verra pas. Je suis bien caché , non?
       Fil de soie 002
    
    Je vois que son regard me cherche. Elle passe tout près. Je ris dans mes moustaches. Moi, à sa place, il y a longtemps que mon flair m'aurait indiqué la cache...
     Fil de soie 001

    Zut! je suis découvert! Ah! la maline, elle m' a eu!

 Voilà ma petite histoire pour les chamis de Zapi et leurs chères maîtresses pour le mois de juillet!
 Bonnes vacances! demain moi,je pars aux champs. J'ai rendez-vous avec les lézards, campagnols and co...J'aurais peut-être des choses à raconter.

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 09:14

   Lu dans la chaleur d'une nuit d'été, ce poème de Yves Bonnefoy au si beau titre " Dans le leurre des mots" dont j'ai aimé l'évidente beauté.

 Il est composé de deux parties : "C'est le sommeil d'été..." et "Et je pourrais..."

 A lire dans son intégralité pour en goûter toute la subtilité et la portée, il est déjà séduction pure dans les trois premières strophes que voici:

                              I

       C'est le sommeil d'été cette année encore,
       L' or que nous demandons, du fond de nos voix,
       A la transmutation des métaux du rêve,
       La grappe des montagnes, des choses proches,
       A mûri, elle est presque le vin, la terre
       Est le sein nu où notre vie repose.
       Et des souffles nous environnent, nous accueillent.
       Telle la nuit d'été, qui n'a pas de rives,
       De branche en branche passe le feu léger.
       Mon amie, c'est là  nouveau ciel, nouvelle terre,
       Une fumée rencontre une fumée
       Au-dessus de la disjonction des deux bras du fleuve.

        Et le rossignol chante une fois encore
        Avant que le rêve ne nous prenne,
        Il a chanté quand s'endormait Ulysse
        Dans l'île où faisait halte son errance,
        Et l'arrivant aussi consentit au rêve,
        Ce fut comme un frisson de sa mémoire
        Par tout son bras d'existence sur terre
        Qu'il avait replié sous sa tête lasse.
        Je pense qu'il respira d'un souffle égal
        Sur la couche de son plaisir puis du repos,
        Mais Vénus dans le ciel, la première étoile, 
        Tournait déjà sa proue, bien qu'hésitante,
        Vers le haut de la mer, sous des nuées,
        Puis dérivait, barque dont le rameur
        Eût oublié, les yeux à d'autres lumières,
        De replonger sa rame dans la nuit.

        Et par la grâce de ce songe que vit-il?
        Fut-ce la ligne basse d'un rivage
        Où seraient claires des ombres, claire leur nuit
        À cause d'autres feux que ceux qui brûlent
        Dans les brumes de nos demandes, successives
        Pendant notre avancée dans le sommeil?
        Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes
        Débordants de choses fermées, nous regardons
        À la proue de notre périple toute une eau noire
        S'ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.
        Lui cependant, dans les plis du chant triste
        Du rossignol de l'île de hasard,
        Pensait déjà à reprendre sa rame
        Un soir, quand blanchirait à nouveau l'écume,
        Pour oublier peut-être toutes les îles
        Sur une mer où grandit une étoile. (...)

                            Yves Bonnefoy-1923-

         ( Le leurre des mots, publié dans le recueil Les planches Courbes - 2001)
                    Ed. Poésie/ Gallimard-2005

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