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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 12:26

  Hier soir, à la Scène nationale d'Angoulême, on jouait "Les Paroles gelées", un spectacle original, jubilatoire  d'après l'oeuvre  de Rabelais .  Le "Quart Livre " et son grand voyage en constituaient la colonne vertébrale. Un voyage par les mots aussi dans une mise en scène de  Jean Bellorini dans un théâtre qui s'y prêtait magnifiquement.
  En effet cet édifice classique dans son architecture cache une  structure intérieure d'une grande modernité et audace qui en fait un lieu où l'art peut s'épanouir en absolue liberté.
 
     Je vous invite à m'y suivre:
                                 L'arrivée devant le Théâtre
      DSC03527.JPG
         DSC03528.JPG

                                                                     Extérieur   nuit   au perron du théâtre

 

       DSC03529

      La passerelle du grand hall et l'entrée de la salle
      puis  vue du balcon sur une partie de la salle.
      Ensuite, imaginez le spectacle...
                                                                              DSC03531.JPG
   

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 16:26

    1448414438_c68835d7dc.jpg
Comment résister à la tentation de buller à Angoulême, la capitale internationale de la bande-dessinée?
Elles sont partout, les bulles: énormes bouées blanches sur les places, échouées comme des méduses, gonflées à bloc à l'air conditionné, elles baillent  en attendant leurs visiteurs. Leurs bedaines craqueront sous leur poussée. Elles offriront des tonnes de papier et de couleurs à  engloutir aux milliers d'aficionados qui viendront du monde entier, attirés par la fête. Ca fait des jours et des jours que la cité des Valois prépare le grand festin ...Dire que tout sera dévoré en trois jours fous!
     Les rois et les papes de l'art officieront en grande pompe sous la houlette de Baru, grand ordonnateur du festival entraînant derrière eux la cohorte des célébrités, des indéracinables, des connus, des inconnus, de ceux qui montent ou qui s'étiolent par manque de moyens ou d'inspiration. Place aux jeunes créateurs, aux enfants inventifs, aux humoristes, aux  créations bien léchées et aux fanzines , aux feuillets confidentiels qui trouveront ici audience.
     Quel creuset  fertile de l'imaginaire, quel foyer bouillonnant de rencontres et d'enthousiasmes !
     Des bousculades, de la sueur, des pieds douloureux...peu importe pourvu que l'on atteigne le Graal : un dessin, rien que pour soi, tracé sous ses yeux, par la main géniale d'un créateur assis, là, tout près , derrière une table ou des tréteaux chargés d'albums!
      A voir le ravissement qui se lit  chaque année, le dernier week-end de janvier, sur les visages des bédéphiles chargés de sacs pleins de promesses et de plaisirs, on se dit que le pélerinage à Angoulême fait des miracles...
   
      Et en plus, il fait beau!...un temps à sortir en bande et en bulle!

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 16:44

 4988135711_7b48bafcb3.jpg  Voici un spectacle décoiffant et loufoque en diable...
  Je connaissais la version de "L'Odyssée" dont j'avais parlé en son temps sur ce blog et je m'attendais à tout aussi foutraque et jubilatoire, et je n'ai pas été déçue!

  Chacun connaît la trame de "La Tempête" de Shakespeare, son mélange des genres et l'invention d'une scénographie où la magie  le dispute  à l'ésotérisme: un magicien se venge des hommes qui l'ont banni et déclanche une tempête qui rejetera l'équipage  et le mettra à sa merci. Un grand moment de théâtre devenu mythique!
 
   Mais avec Irina Brook, c'est une autre histoire!!!!!
 
  Dans la version revisitée par la troupe d'Irina Brook, on se retrouve bien sûr sur une île déserte avec le magicien Prospero, sa fille Miranda et l'esprit Ariel et le malheureux Caliban. Mais, le magicien est un pizzaïolo qui concocte des cuisines invraisemblables au milieu d'un bric à brac branlant et tintinabulant.  Patron et client à la fois, il tyrannise  Caliban, souffre-douleur abruti et  éructant de temps à autres quelques  cris et grognements ou injures bien senties contre son maître..
  La pièce commence lors de la fête anniversaire de Miranda: elle a trente ans, s'ennuie  même si elle est chouchoutée par son papa et se pare de chapeaux  biscornus. Ariel attend sa liberté en tenue de garçon de café et assiste son maître avec servilité. Malgré la musique d'un vieux phono et les diverses extravagances, chacun attend autre chose: l'heure de la vengeance, de la liberté ou ce je ne sais quoi qui donne du prix à l'existence..;
  Alors arrive le bateau des pires ennemis de Prospéro, ceux qui l'ont spolié, lui ont volé sa réputation, ont repris à leur nom, l'incroyable recette des spaguettis à la "Prospéro"! Il est temps d'exercer la magie la plus terrible! La "Tempête" se déclanche sur scène avec des effets produits avec trois bouts de papier alu, des  bruits de casserole, un chambardement de toute cette ferraille. On s'y croit!!!....enfin, presque...
  Le calme revenu, survient un rescapé, affublé, clownesque , mais paré de tous les charmes pour la jeune femme qui découvre l'homme et l'amour..."Oh brave new world that hath such creatures in't". Commence alors une série de scènes où le burlesque s'amplifie du choc entre le duo amoureux, (souvent en anglais, mais avec force clins-d'oeil humoristiques et hilarants) et les scènes de beuverie et  d'épaisses plaisanteries de deux marins rescapés auxquelles s'associe Caliban.
   Tout est bien qui finit bien: le père, sensible à l'amour de sa fille, soumet le jeune homme à diverses épreuves ( nettoyer une barrique  de moules en un temps record, lui procurer des herbes aromatiques italiennes , et enfin concocter  la "prospéro"). Avec l'aide de Miranda, il réussit . Le magicien pardonne,  renonce à ses sortilèges et  reste seul sur son île.


 L'originalité est grande dans cette mise en scène: les acteurs sont autant acrobates, magiciens que formidables interprètes. Ils ont du mérite à évoluer dans un tel capharnaüm . Un coup de chapeau particulier à la conceptrice des décors, Noëlle Ginefri.
 On rit beaucoup, on est souvent surpris, et on sort avec le sourire aux lèvres...après un tel voyage.
 Une soirée réussie, très applaudie.
 A quand la prochaine création? 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 17:11

 robin-des-bois-image-1-grand-format.jpgJe ne me risquerai pas à une exégèse du film ou à une critique de cinéphile. D'autres sont plus qualifiés et l'ont déjà fait. Je veux simplement dire que ce film est capable de balayer les représentations antérieures du Robin des bois  justicier et  hors-la -loi figé dans des archétypes ou des oripeaux de fantaisie.
 Ridley Scott campe  avec Russel Crowe un homme du peuple qui a perdu la mémoire de ses racines, archer redoutable au service de Richard Coeur de Lion lors de la guerre sanglante contre les Français.
Lorsque son roi meurt au siège de Chalus, transpercé par une flèche française, il n'a de cesse de retourner en Angleterre avec ses compagnons fidèles. Le hasard le mettra malgré lui témoin aux premières lignes d'une embuscade où seront massacrés des fidèles messagers du roi défunt. Commence alors véritablement l'épopée de Robin qui deviendra le mythique Robin Wood dont la loyauté ne sera jamais prise en défaut.
 Au fil des aventures de Robin, se succèdent les rebondissements spectaculaires de l'action , les scènes de pillages , d'assauts, les batailles rangées reconstituées à grand renfort d'armes, de chevaux, d'armures, d'oriflammes claquant au vent au milieu du fracas des corps qui se heurtent, s'écroulent, hurlent... C'est grandiose et terrifiant, milieu naturel du héros épique. On pense au souffle des épopées, des scènes de batailles de  la légende de Roland ou plus près de nous aux pages de la saga de Ken Follet "Les piliers de la Terre". L'inhumanité de ces combats, la rage sanguinaire, la haine de l'ennemi, les souffrances atroces, rien n'est épargné. Peu de gros plans ou d'effets spéciaux insistants: on a souvent l'impression d'être Robin lui-même, aux côtés des soldats, partageant leurs ahanements  et de  ressentir la brûlure des flammes. L'histoire est en marche, revisitée? peu importe... L'important c'est le souffle épique avec ses excès, ses invraisemblances et la construction de la figure du Héros invincible dont les flèches atteignent toujours leur cible.
 Robin, c'est aussi l'homme sensible aux injustices, mûri par les épreuves, capable de tenir la parole donnée à un mourant au risque d'y perdre la vie, de voler au secours d'une population accablée d'impôts par un roi dément et incapable, renégat, cruel et avide, Jean sans Terre.
 Robin, c'est le guerrier habitué aux tavernes et aux filles de joie, frustre, taiseux et un peu lourd qui découvre le respect de la femme, la tendresse et la beauté. Il saura se faire apprécier puis aimer du comte qui en fera son fils de coeur et surtout de Lady Marianne, la belle veuve, altière, fougueuse, combattante irréductible de l'injustice. Il saura  gagner la confiance et l'admiration du peuple misérable qui voit en lui son seul espoir de survie grâce à des actes fortement symboliques.
 Dernier attribut de l'archer devenu Héros: la remise solennelle de l'épée dont il a su se montrer digne, son adoubement et sa consécration comme noble chevalier quand , dans une des dernières scènes, il est reconnu comme celui qui fait battre retraite au roi Philippe de France, pourtant supérieur en troupes et en armes.
 Quand Jean sans Terre rompt le pacte avec les barons du nord , c'est tout naturellement qu'il deviendra l'inoubliable Robin des Bois de la forêt de Sherwood.
 Mais c'est la transformation de l'anonyme en héros mythique qui me parait intéressante dans ce film: un peu, toutes proportions gardées, comme si on réinventait l'avant- Ulysse.

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 14:23

  Compagnie-Le-Guetteur-Luc-Petton_theatre_fiche_spectacle_un.jpg   Voici un projet inédit et une chorégraphie originale puisque des oiseaux volent en toute liberté, virevoltent au milieu de la scène, dessinent des arabesques, se posent sur les bras, le corps , la tête des quatre danseurs grimés, armés de carquois ou harnachés de perchoirs. Ils participent ainsi au spectacle comme de véritables acteurs  .
       Plus qu'ils ne volent
       Ils viennent à part entière aux délices de l'être
.
Cette citation de Saint-John-Perse sert d'introduction au monde onirique proposé sur la scène du théâtre. La salle est parfaitement silencieuse et l'on entend les bruissements d'ailes, les criaillements, les frôlements des hommes et des oiseaux. Voyeurs émerveillés, on assiste à la réconciliation des êtres et des volatiles.
Le plus surprenant est que ces oiseaux sont de l'espèce la plus commune et ne sont même pas toujours beaux de plumage ou de ramage: calopsittes,corneille, geais, étourneaux, perruches de pennant et pies. Certains, comme les pies, mettaient de la mauvaise volonté pour participer à la danse, sautillant gauchement, peu enclines à suivre les directives de la main des oiseleurs et loin de nuire au spectacle, cette rébellion donnait un souffle de liberté bienvenue. D'autres, au contraire ont magnifié les déplacements des danseurs en soulignant par leur vol la grâce des bras qu'ils suivaient. Enfin d'autres, en survolant les hommes à terre, renforçaient la pesanteur et la masse des corps humains.
Le décor est nu, animé par des effets de lignes lumineuses qui figurent des forêts, des sentiers, des espaces infinis...
La musique de scène est un mélange de musique enregistrée et de direct. Un clarinettiste, au bas de la salle, près du public, assure la tension émotive et accompagne de sa complainte les évolutions des danseurs ailés ou non.

C'est une belle idée en soi, ce spectacle, mais la chorégraphie un peu lente et  le message soit obscur, soit tonitruant finissent par lasser.
La danse est parfois  trop proche de la gymnastique et l'ambiance générale (musique et costumes) manquent de gaieté .

Ce ne sont que des réserves mineures et la soirée vaut vraiment le déplacement pour son aspect insolite.

Oiseleurs: Tristan Plot et Guillaume Habrias
Concept et chorégraphie: Luc Petton

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 14:54

    gamblin.jpg Un beau titre Tout est normal mon coeur scintille  pour ce beau spectacle qui mêle théâtre et danse:" un régal entre burlesque et fragilité, rire et émotion" disait le programme et cela s'est confirmé.

    Jacques Gamblin séduit immédiatement par sa présence physique, son engagement corporel et sa voix à la fois claire et timide. Son sourire irrésistible, son air de ne pas y toucher vous rendent  tout de suite complice et réceptif à ses confidences qui naviguent entre considérations scientifiques loufoques et paroles poétiques. Il fait rire aux éclats et la seconde d'après, il vous tirerait  presque des larmes! Questions saugrenues,réponses qui le sont tout autant, sujets délirants, phrases en suspension, c'est le règne de l'imaginaire.

     La dimension onirique et l'esthétique sont renforcées par un montage sonore et vidéo insolite, par un décor épuré réduit à trois "tabourelles", costumes en noir et blanc. Et surtout, la  chorégraphie légère de jeunes danseurs mime l'évocation du couple amoureux à la découverte sensible de leurs corps  que Gamblin accompagne de ses mots."Je ne me voyais pas parler d'amour sans voir des corps qui se touchent"

     Ce n'est pas une histoire d'amour en continu: elle est faite d'improvisations retranscrites et regroupées pour le spectacle avec malgré tout comme fil directeur le manque du corps de l'autre qui est parti. "C'est comme un cerveau en liberté " a dit l'acteur dans une interview et le spectacle échappe aux conventions. Humour et désespoir, poésie et coeur scintillent .

Le spectateur est conquis.

Hier soir, c'était la dernière de la saison, mais Jacques Gamblin l'a dit," dans quelques mois, la tournée reprend!"

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 16:32
      Infundibulum-1-.jpgL' "infundibulum" est une sorte d'entonnoir géant aux parois de bois sur lequel évoluent comme des araignées huit acrobates qui défient les lois de l'équilibre dans une sorte de ballet monstrueux où la seule issue semble être la chute dans un tas de vieux vêtements ou pire, la mort sous les yeux ébahis des spectateurs . Sur une musique conçue spécialement pour le spectacle, et interprétée en direct par trois musiciens sur la scène (vielle à roue électroacoustique, trombonne et percussions) les artistes se croisent, se provoquent, s'accrochent désespérement les uns aux autres pour mieux se lâcher, tomber dans un plongeon effrayant, complices et ennemis à la fois.                                                
     Souvent leur démarche, leur gestuelle en font des pantins de chiffes molles tout comme les hardes dans lesquellles ils s'enroulent ou dont ils s'affublent. Ils semblent à la recherche d'un appui, d'une certitude quelconque, et pour cela prennent des risques inouïs dans une scénographie monumentale où s'allient l'architecture de bois vertigineuse et le réseau métallique des agrès plus traditionnels (mâts, poulies, draps, trapèzes,balancier). Ils semblent des fous obstinés, hantés par des visions ou des rêves comme celui de la beauté des corps ou de l'amour en couple des "danseurs"entre ciel et terre qui  jamais ne s'arrêtent, entraînés par une musique lancinante, parfois presque insupportable de dissonances comme le choc du réel et de l'imaginaire.
      C'est très inattendu, déconcertant , amusant parfois, sensuel et pudique, fort et fragile, toujours mouvant comme la vie à laquelle on s'agrippe ou avec laquelle on joue sur ce plateau.

Spectacle produit par Feria Musica (compagnie bruxelloise créée en 1995 par Philippe de Cohen, trapéziste et Benoit Louis, compositeur portés par l'envie de mêler leurs arts et de les sortir de leur cadre ordinaire ) en coproduction avec d'autres scènes.
Chorégraphie et mise en scène: Mauro Paccagnella
Compositeur : Benoit Louis
Ce spectacle fait aussi partie de la programmation du festival du cirque contemporain de Nexon en région Limousin
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 18:06
       L'Odyssée relue et corrigée par la Compagnie d' Irina Brook, c'est un moment de pur bonheur et de détente absolue. On rit, on est surpris à chaque minute par une trouvaille d'interprétation comme les sirènes qui chantent le blues, le cyclope Polyphème avec un masque de plongée sur le front en guise d'oeil unique, ou Hermès en trottinette, etc....Le défilé des prétendants devant Pénélope est un morceau d'anthologie et les références contemporaines sont autant de délices pour un public extrèmement réceptif dès les premières secondes.
       Il faut dire que les comédiens investissent la salle, imposent une présence corporelle de tous les instants en courses, danses, cabrioles, occupent l'espace scénique sans répit. Ils  multiplient les effets burlesques en jouant indifféremment des rôles d'hommes ou de femmes : la magicienne Circé est un magnifique représentant de la gent masculine lequel était aussi l'affreux cyclope. Le petit malin qui gagne non par la force mais par  l'intelligence de ses ruses, Ulysse,  est incarné par la seule femme de la petite troupe. En fait, ils ne sont que quatre pour dire les aventures d'Ulysse  dans un espace vide et avec un bâton, un chiffon, quelques objets détournés, des musiques bien choisies, ils font naître le fabuleux univers d'Homère .
       La représentation commence lors de la dernière heure de cours de grec dans une classe d'élèves terriblement contemporains mais aussi terriblement inventifs qui embarquent ( au sens propre, sur scène)  leur professeur dans leur relecture loufoque , délurée mais  fertile en rebondissements de l'aventure universelle d'Ulysse et de ses compagnons.
       On adhère  à ce spectacle et on se dit que  pour faire aimer Homère, IrIina Brook excelle car à la fin de l'heure et demie de représentation, passée sans que l'on s'en soit aperçu, les jeunes et les plus vieux subitement rajeunis ont  ovationné la troupe. On en redemande!
       A quand la prochaine mise en scène de cette grande dame du théâtre mondialement reconnue?   
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 18:53

affiche_marengo.jpg

 

 

Le théâtre de marionnettes proposait aujourd'hui une version très personnelle de l'histoire de Boucle d'or et des trois ours et les petits (deux et quatre ans) ont suivi, médusés, les aventures de la petite fille. Il faut dire que dès le réveil, ils s'étaient mis en condition en enfilant les manteaux et les bonnets, se chaussant dès que leur mère semblait prendre la direction de la porte. Jamais sieste ne fut plus courte et les petites jambes ont trotté à toute vitesse vers le théâtre.

 

 

Leur attente n'a pas été déçue. Sages comme des images, portés aussi par l'enthousiasme des plus grands ou des habitués du théâtre de poche, ils ont adhéré totalement à ce monde imaginaire où les ours en peluche parlent, chantent et dansent, où surgissent le petit Poucet, le Chaperon rouge, l'ogre et le grand méchant loup des contes. C'est très original comme mise en scène: c'est du vrai théâtre avec des marionnettes grandeur nature ,des décors qui évoluent à vue, des trouvailles incongrues comme le concours déjanté de chant sur fond d'Eurovision où s'affrontent un serpent,une autruche diva et le trio des ours vainqueurs sous les applaudissements des enfants et des adultes redevenus enfants. Les trois manipulateurs derrière leurs marionnettes restent toujours visibles et l'illusion théâtrale fonctionne pourtant parfaitement. Chacun est reparti ravi.

Si la compagnie du « Théâtre de poche Marengo » fondée par Bélézy joue près de chez vous,n'hésitez pas à la rencontrer: vous ne ferez que des heureux. Ici, elle joue depuis 20 ans un répertoire pour des publics très différents.

Site à visiter: http://membres.multimania.fr/marionnettes16/

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 17:46

4333799876_3d67e0323b.jpg«  Comment réussir un bon petit couscous » selon Fellag et son compère Bruno Ricci est un spectacle où l'humour permet de parler de tout sans avoir l'air d'y toucher. Sa conception en est relativement ancienne puisqu'elle remonte à 2003 ,mais quand on est provincial, il faut savoir attendre...Sa pérennité semblait un gage de grande réussite scénique et le public en attendait beaucoup: le théâtre affichait complet et les applaudissements assez nourris au final ont témoigné d'une certaine satisfaction. Pas d'enthousiasme pourtant et des rires parfois un peu rares, un peu décalés ou pas très francs. C'est que le sujet en est grave: l'intégration et sous couvert d'une improbable conférence, on est amené à réfléchir aux multiples ramifications du problème. Des moments hilarants pourtant quand, abordant la question des effets de la diminution de la couche d'ozone, le comédien en « costume d'opérette », propose sa solution « scientifiquement » opérationnelle de la protection des dermes délicats ou lorsqu'il reprend les clichés les plus éculés et tenaces pour les tourner en anecdotes farcesques. Sur fond de pantomime ou de refrains ancrés dans la mémoire collective, il bouscule les idées reçues, le racisme et la xénophobie et pousse à réagir autrement face à l'Autre, quel qu'il soit. On pourrait reprocher une vision un peu trop angélique de ce dernier mais c'est bon de croire en l'Homme!... Le texte et le jeu se complètent bien pour toucher par le biais du rire durant une bonne heure close par des pas de danse pleins d'espoir de rencontres futures autour d'un bon couscous dont on connait désormais l'histoire, les innombrables variantes et la saveur inégalable.

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